EMA

Ema fait partie de la première vague féminine du graffiti Français. Elle commence le tag à Montpellier en 1991, puis fait son premier graff en 1996 à Valence en Espagne. De 2001 à 2010, Ema s’expatrie à New York. Elle y rencontre et côtoie d'autres femmes qui réussissent dans un milieu à prédominance masculine et interagit et collabore avec une multitude de pionniers du graffiti américain. Durant ces années riches de rencontres, et en parallèle de ses recherches calligraphique, Ema développe un goût pour le courant figuratif venant du Folk Art de la peinture murale du Nord-ouest de l’Amérique (San Francisco), et son travail s’oriente alors vers la figuration narrative et le pop surréalisme. Ema peint dans la rue et sur des toiles pour les galeries, des paysages abstraits composés d’aplats de couleurs vives, et de coulures où se mettent en scènes des personnages imaginaires. Particulièrement influencée par les thèmes de la généalogie, et science fiction, ses expositions prennent la forme d’installations de peintures et de fresques murales ou se mélangent matériaux de récupération, collages, peinture acrylique et toiles. Elle expose dans plusieurs pays (Berlin, Londres, New York) et son travail est présenté dans de nombreux ouvrages – Graffiti Women (Nicholas Ganz, éditions Harry N. Abrams, 2006), Burning New York (Karla and James Murray, éditions Gingko Press, 2006), I NY (Kelly Burns, éditions Gestalten, 2005). Ema est aussi l'une des principales protagonistes du documentaire New York City Girls (Yseult Digan, Ma Production, 2008).

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Voir aussi: 
Wild Cats & Teddy Boys